Je comprends ce que les gens disent. C’est pénible, je n’en ai pas l’habitude. Je déteste ça. Les gens parlent, j’entends sans avoir besoin d’écouter et je comprends. C’est infernal. J’ai l’impression de me mêler de ce qui ne me regarde pas. D’ailleurs ça ne m’intéresse pas, je ne veux pas savoir.
C’est une catastrophe.
Encore hier je ne comprenais rien mais je m’en foutais.
Les chauffeurs de taxis essayaient de me rouler en passant par des chemins tortueux, prétextant un raccourci, dans le simple but de voir le compteur atteindre des sommets… mais aujourd’hui je vois clair dans leurs jeux.
Dans les magasins de vêtements, les vendeuses me flattaient toujours sur le fait que tel ou tel habit semblait tailler pour moi alors que dans l’absolu, je l’ai enfin compris, ces frusques me déguisaient plus qu’elles ne m’habillaient.
Les gens parlent, j’entends sans avoir besoin d’écouter et je comprends. C’est infernal.
Pourquoi moi ?
Peut être parce qu’aujourd’hui j’ai franchi le cap ? Maintenant je suis adulte ?
Hier encore
J’avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l’amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps
Ce post est ma participation au Sablier d’Automne du 03 octobre 2007 proposé par Samantdi et Kozlika.









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