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Muriel Barbery – L’élégance du hérisson

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery – Edition Gallimard.

Muriel Barbery – L’élégance du hérisson

«Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.»

«Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.»

Muriel Barbery est née en 1969. L’élégance du hérisson est son deuxième roman. Le précédent, Une gourmandise, est traduit en douze langues.

Renée Michel à cinquante quatre ans et concierge de son état dans un bel immeuble bourgeois sis 7 rue de Grenelle. Son «royaume» est peuplé de grands bourgeois, vieille fortune ou nouveau riche, toujours prétentieux et souvent vulgaire. Renée Michel n’a pas grand-chose pour elle sauf son chien et un mauvais caractère typiquement de concierge. Mais derrière cette façade se cache une femme érudite, fine et cultivée, passionnée de littérature et particulièrement Tolstoï.

Dans l’imaginaire collectif, le couple de concierges, duo fusionnel composé d’entités tellement insignifiantes que seule leur union les révèle, possède presque à coup sûr un caniche. Comme chacun sait, les caniches sont des genres de chiens frisés détenus par des retraités poujadistes, des dames très seules qui font un report d’affection ou des concierges d’immeuble tapis dans leurs loges obscures.

Face à elle Paloma, 12ans, toutes ses dents et drôlement mûre pour son âge. Elle, pour ne pas finir dans le bocal, elle a décidé d’en finir avec la vie le jour de ses treize ans. Mais en attendant, et plutôt que de laisser le peu de temps qui lui reste passé inutilement entre les doigts, elle cherche les mouvements immobile et note scrupuleusement ses pensées profondes.

Dans Taniguchi, les héros meurent en escaladant l’Everest. Comme je n’ai aucune chance de pouvoir tenter le K2 ou les Grandes Jorasses avant le 16 juin prochain, mon Everest à moi, c’est une exigence intellectuelle. Je me suis donné pour objectif d’avoir le plus de pensées profondes possible et de les noter dans ce cahier: si rien n’a de sens, qu’au moins l’esprit s’y confronte, non ?

Entre eux rien jusqu’à l’arrivé d’un nouveau locataire: Kakuro Ozu qui va chambouler les traditions séculaires des habitants de l’immeuble.

Ce livre restera pour moi le livre de 2006. L’élégance du hérisson de Muriel Barbery c’est… “wouahhh”… une pépite littéraire. Le genre de roman que je souhaiterai faire découvrir à tout le monde tant il m’a subjugué et passionné. L’élégance du hérisson c’est un peu plus qu’un roman, à mi chemin entre le huit clos moderne et une réflexion philosophique sur le sens de la vie. C’est le livre que je voudrais être: riche lexicalement mais pas aride, cultivé mais pas élitiste, sublime mais pas surjoué. Muriel Barbery est une amoureuse de la langue française qui me ferai presque complexer d’écrire des choses si plates. J’ai dévoré chaque phrase avec l’avidité d’un affamé. J’aurai envie de vous faire partager chaque trouvaille de l’auteur. L’auteur écrit juste et bien, et a sut croquer ses protagonistes avec amour et tendresse. J’aimerai vous faire découvrir la beauté de chacune de ses tournures de phrases, j’aimerai tout simplement vous donnez envie de lire ce livre.

«La télévision divertit de l’harassante nécessité de bâtir des projets à partir du rien de nos existences frivoles ; en circonvenant les yeux, elle décharge l’esprit de la grande œuvre du sens.»

En faisant des recherches sur Muriel Barbery j’ai pu constater qu’elle possède un L’auteur possède un petit blog.

Je meurs d’envie de vous faire découvrir ce livre et vous faire partager le plaisir que j’ai éprouvé à le lire. Je dois même avouer que pour la première fois j’ai envie de vous faire vivre mon coup de coeur en vous en podcastant une lecture. A ce sujet, si certains ont une expérience dans la création et l’enregistrement de podcast, pourraient ils me fournir quelques trucs et astuces pour produire des lectures de qualités? Pourriez-vous également m’indiquer les erreurs à ne pas commettre ?

Posted in Lu.


2 Responses

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  1. sylvie says

    je suis beaucoup moins enjouée que toi après la lecture de ce livre. mais peut-être est ce parce que j’avais trop lu de bonnes, très bonnes critiques… du coup, pour moi, un peu déçue… Des personnages exaspérants et caricaturaux, m’ont vraiment déçue et énervée au début. puis, en suivant la concierge et son amitié avec la femme de ménage, j’ai commencé a accrocher un peu plus. l’enfance de cette dernière et la vie quotidienne de la jeune surdouée m’ont intéressée aussi . enfin, à l’arrivée d’Ozu dans leur vie, le récit a décollé… Donc, j’ai aimé, c’est un bon livre, mais… je ne participe pas à la liesse générale…

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  1. Blog-O-Book » L’élégance du hérisson linked to this post on 24 Feb 2009

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