Lu sur Ecrans.fr, un article par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos consacré aux nouvelles chaines télé pour les tout petits:
Y a-t-il du cul ?
«Je vais cacher mon gland», prévient, sur Baby First, Tommy à l’attention de sa copine. Qui s’appelle Eve, tiens donc. Tommy cache le fruit puis interpelle son amie : «Eve, tu peux venir chercher le gland.» Et Eve de chercher. Derrière le seau ? «Tu es froide», répond Tommy. Sous l’arbre ? «Encore froide», l’agace Tommy. Enfin, Eve fait un petit bond lubrique : elle a trouvé le gland de Tommy. Hé oui, freudiennes en diable, les chaînes destinées à la petite enfance ne négligent pas d’aborder sa sexualité. D’accord, il est utile de préciser que Tommy et Eve sont des écureuils. Mais le poney rose avec la crinière aux couleurs du rainbow flag qui illumine d’arc-en-ciel tout ce qu’il touche, c’est pas du prosélytisme gay, ça ? Et Tully la limace n’est-elle pas en réalité une énorme b… Oh la, suffit les chaînes pour enfants. Samedi prochain : le porno gonzo.
Mouarfff, merci Isabelle et Raphaël, vous m’avez fait rire comme un bossu pendant au moins cinq minutes
Attention quand même à vous, il semble que l’abus de télé attaque sévèrement
Mais derrière le ton décalé de l’article, j’ai apprécié que les deux auteurs évoquent le problème de dépendance que ce genre de télé peut engendrer chez l’enfant lorsque les parents les parents les exposent trop à l’influence de la petite lucarne:
Marie-Rose Moro approuve : «De plus en plus, la télé devient une baby-sitter, et ce, quel que soit le niveau social. Dans mes consultations, on m’amène des bébés qui sont agités, qui n’arrivent pas à s’endormir, et je m’aperçois souvent qu’ils passent trop de temps devant la télé.»
Je sens intuitivement que ces nouvelles chaines sont nuisibles au développement de l’enfant. Un bébé a bien plus besoin de toucher et gouter des objets et des textures que de regarder passivement la télé. Je suis persuadé qu’il n’existe aucun besoin d’une chaine réservé à la très petite enfance. Mais ce besoin va être crée artificiellement par les producteurs. Mon sentiment est d’ailleurs confirmé par Marie-Rose Moro:
«L’intérêt de l’enfant ce n’est pas ce qui anime les gens qui font ces chaînes, estime Marie-Rose Moro, c’est bien sûr un intérêt commercial : on crée le besoin et la dépendance.»









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